Le Pont 
de-Burgen

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Mialet

Saint-Etienne-Vallée Française

Grimpette!

Jeannette à la borne de la route royale

Petit déjeuner sur la terrasse à 7H45, succulent, avec au moins huit catégories de confitures « maison » toutes plus goûteuses les unes que les autres.
Il fait un temps magnifique et vers 8H15, nous décidons de nous mettre en route. Mise en jambe sur le goudron jusqu’à Sain Etienne-Vallé- Française où Robert nous attend sur le pas de sa porte pour nous souhaiter une bonne route.
Nous quittons la D983 au Martinet, où Lansuscle rejoint le Gardon, et continuons sur un long chemin montant, pénible, caillouteux, avec de larges pierres plates qui nous mène au col de Saint-Pierre, 695m, signalé par une borne nous rappelant la Route Royale de Nîmes à Saint-Flour, à la frontière entre le Gard et la Lozère. Là, une halte afin de reprendre notre souffle s’impose. Nouvelle rencontre en la personne d’un jeune homme du Havre qui fait du camping sauvage sur le Chemin de Stevenson.

Descente, toute aussi pénible que la montée, en particulier à cause de la chaleur, à travers une garrigue à la végétation rabougrie. Marie cueille en chemin le serpolet qui sera utilisé en décoction cet hiver. A Pied-de-Côte, nous procédons à notre déjeuner, à l’ombre d’une maison abandonnée, sur un banc de pierre. Nos amis anglais, eux aussi bien éprouvés, et toujours à la recherche d’un endroit où se baigner nous disent un ultime au revoir.
Il faut maintenant quitter cette fraîcheur agréable pour retrouver la chaleur du goudron, avec un peu d’ombre sur le GR, et sur la rive droite de la rivière Gardon, après l’avoir traversée. Vision rapide de nos amis anglais, barbotant allégrement dans l’eau de la rivière…
Voici Saint-Jean-du-Gard, nous passons près de la gare du chemin de fer touristique, le temps devient de plus en plus lourd. Nous suons vraiment à grosses gouttes. D’énormes nuages noirs annoncent un orage imminent. Nous remontons par La Borie, de grosses gouttes commencent à tomber ; il faut quitter alors le GR 70, après avoir encapé, pour aller en direction de Mialet, où nous nous arrêtons, trempés, au hameau de Sur Les Plans. Cette étape nous a vraiment éprouvés. Nous gîtons dans un hôtel-restaurant. Il est temps de prendre une vraie douche. La bière, objet de nos mirages, nous est servie devant un insipide Hollande-Slovaquie de la Coupe du Monde qui se déroule sous nos yeux désabusés. Le repas du soir, très sympa, est tout à fait convenable. Après quelques hésitations, nous avions envisagé de rejoindre Alès par l’autocar local, mais nous nous décidons à effectuer cette ultime étape à pied !!